Xavier de Labouret

Une poignée d’octets sur la toile

Quality Software Management

Filed under: Changement — xavier at 10:34 pm on Monday, March 22, 2010

Je viens de terminer Quality Software Management volume I: Systems Thinking. J’ai trouvé la lecture de ce livre très réjouissante et vraiment utile.

Quelques phrases marquantes :

  • Though copious errors guarantees worthlessness, having zero errors guarantees nothing at all about the value of software.
  • When the thinking changes, the organization changes, and vice versa.
  • Lack of calendar time has forced more failing software projects to face the incorrectness of their models than all other reasons combined.

Et mon préféré:

  • Whenever there’s a human decision point in the system, it’s not the event that determines the next event, but someone’s reaction to that event.

De retour du SigmaT

Filed under: Changement — xavier at 10:05 pm on Monday, March 22, 2010

Je me suis rendu vendredi à Toulouse pour le SigmaT, où j’ai eu le plaisir de faire la connaissance d’une communauté agile très sympathique.

J’en retiens quelques moments privilégiés:

  • le parallèle entre Scrum Master et entraîneur sportif (Hervé Desaunois, Valtech Toulouse),
  • les exemples montrant que Scrum consiste à faire apparaître les erreurs au plus tôt… et qu’il faut y être prêt :) (Bruno Sbille),
  • un très chouette moment partagé à présenter Fitnesse avec David (Gayerie), en partant d’une collaboration remplie d’improvisation,
  • un échange avec Thierry Cros sur la performance du système de production d’une entreprise comparée à celle d’une architecture réseau (j’y reviens souvent), et une réflexion sur le rôle du Scrum Master sous cet éclairage,

…et plein d’autres choses encore. Je reviens de Toulouse enrichi de plein d’expériences et heureux d’aussi fructueuses rencontres.

Les leçons de leadership de l’homme qui danse

Filed under: Changement — xavier at 9:27 pm on Monday, March 22, 2010

C’est la retranscription en français du titre d’un très bon article de Derek Sivers.

Que représentent les milliards de l’actualité financière?

Filed under: Actualités, 2-lab — xavier at 9:27 pm on Tuesday, October 6, 2009

Il est parfois difficile de se représenter mentalement les quantités en jeu dans les derniers articles de l’actualité financière.

D’où l’intérêt de cette page, qui s’efforce précisément de montrer à quoi correspondent physiquement 1000 milliards de dollars en billets de 100 dollars…

1 million de dollars

Un autre ordre d’idée est proposé dans une citation sur le déficit des Etats-Unis, attribuée à Robert Feynman. Même si son origine n’est pas confirmée ni datée, elle reste éloquente:

There are 1011 stars in the galaxy. That used to be a huge number. But it’s only a hundred billion. It’s less than the national deficit! We used to call them astronomical numbers. Now we should call them economical numbers.

En ce qui concerne la France, à la fin août 2009, le déficit du budget de l’état se montait à 127,6 milliards d’euros.

L’organisation d’équipes de développement agile

Filed under: Soft — xavier at 5:20 pm on Sunday, April 5, 2009

Deux documents consistants montrant l’organisation d’équipes de développement agile:

De très bonnes lectures pour quiconque voudrait avoir une vision concrète du développement agile.

La synchronisation différentielle, en théorie et en pratique

Filed under: Soft — xavier at 7:29 pm on Sunday, March 1, 2009

La synchronisation différentielle est un algorithme de mise à jour de document. Il est plus performant que le verrouillage tout en étant très robuste. L’article Differential Synchronization le décrit en profondeur. Cerise sur le gâteau, google-mobwrite en propose une implémentation, avec une démonstration en ligne.

Internet, ses utilisateurs, l’argent qui s’y gagne et s’y perd

Filed under: Soft — xavier at 10:16 am on Sunday, February 15, 2009

Plusieurs approches sont possibles pour gagner de l’argent sur internet. Cela peut passer par une rémunération directe de la part client, qui paie l’accès au service qu’il utilise ou au produit qu’il veut qu’on lui livre. On peut aussi faire appel à un modèle de rémunération s’appuyant la publicité, qui sera fonction de la fréquentation du site.

Pour ce qui concerne la vente par internet, on a longtemps promu la mise en place d’un catalogue contenant une très grande diversité de produits à destination du client. L’idée sous-jacente était qu’en économie, et en particulier dans le domaine de l’économie culturelle, on faisait une grande partie de son chiffre d’affaires sur un grand nombre de petits produits vendus à des publics très divers.

La crise est passée par là, et cette théorie, connue sous le nom de “Longue traîne”, est remise en question. Maintenir un catalogue étendu a un coût, et le Monde s’interroge sur sa rentabilité. La revanche des blockbusters est-elle en marche?

Quel que soit le catalogue, le plus important, c’est de toucher des clients: c’est la logique, poussée à l’extrême, des spammeurs. S’ils sévissent encore et toujours aujourd’hui, c’est probablement qu’hélas, ils gagnent bel et bien de l’argent. Le Monde (encore lui) indique qu’environ une personne sur 12,5 millions achète un produit à la suite de la réception de spams . Et cela suffit pour générer de la rentabilité, les coûts d’investissement étant très faibles. Pour mesurer ce que cela représente, à l’échelle de la population française, il suffit que 5 personnes acceptent de payer suite à un spam…

Le catalogue est simplement un investissement, dont la rentabilité dépend du public que l’on touchera. Investir dans un grand catalogue, et dans les coûts de diffusion associés, est un risque pris en considérant que les clients seront suffisamment nombreux et paieront suffisamment pour le rentabiliser. Cette lapalissade n’a pas empêché l’un des fleurons de l’économie française, au début des années 2000, de rencontrer un échec retentissant avec le flop de Vizzavi.

Un petit retour sur cette mésaventure permet d’en dessiner les causes, en soulignant le rôle du stratège et l’importance d’une démarche industrielle:

[En 2000,] Vizzavi ne résout aucun [des] problèmes industriels [de Vivendi], et repose sur deux paris technologiques (la télévision interactive, l’Internet mobile) et un pari commercial (les consommateurs auront vraiment besoin de ces nouveaux services) hasardeux au moment même où il les tente. Peu importe : pour Messier, demain est en permanence un autre jour. Il parle vision, stratégie, long terme, nouvelle économie. Il agit à vingt-quatre heures.

Ce qui se passe autour du Net annonce la suite : le PDG de Vivendi n’est pas homme à s’intéresser à la substance, à mettre les mains dans la glaise des métiers qu’il pratique. Il n’est internaute que par procuration (d’autres lui racontent le Net, ses enfants, ses collaborateurs). Il n’est pas créateur d’entreprise. Il utilise les armes du financier pour dessiner une stratégie, mais parce qu’elle ne relève que de la finance, celle-ci reste simple mise en forme du chaos de sa gestion des hommes et de l’industrie. Dans l’univers des médias qu’il tentera de prendre à l’abordage avec Universal, ce manque d’appétence pour la substance, pour ce que sont vraiment la télévision, le cinéma, la musique, tout ce qu’il va longtemps persister à appeler des “contenus”, se révélera fatal.

La science du culte du cargo

Filed under: Connaissances — xavier at 10:02 pm on Wednesday, January 28, 2009

Le culte du cargo est un concept particulièrement intéressant, lorsqu’on le rapproche de l’acquisition et la diffusion des connaissances. Rapprochement qui a été fait par Richard Feynman dans un discours mémorable au Caltech en 1974 :

Extrait:

« Dans les Mers du Sud, des gens pratiquent le culte du cargo. Pendant la guerre, ils ont vu des avions avec un tas de bons produits, et ils veulent que la même chose se reproduise maintenant. Donc ils se sont débrouillés pour fabriquer des sortes de pistes d’atterrissage, pour disposer des feux le long de ces pistes, pour construire une hutte en bois où un homme s’assiérait, avec deux morceaux de bois sur sa tête pour faire un casque et des bambous figurant les antennes - il s’agit du contrôleur - et ils attendent que les avions atterrissent. Ils font tout comme il faut. La forme est parfaite. Ca a l’air exactement pareil qu’avant. Mais ça ne marche pas. Pas d’avions qui atterrissent. Donc j’appelle cela la science du culte du cargo, parce qu’ils suivent tous les précepts apparents et toutes les formes de l’investigation scientifique, mais ils ratent quelque chose d’essentiel, parce que les avions n’atterrissent pas. »

Déclenchez-moi

Filed under: Art et images — xavier at 9:19 pm on Wednesday, January 28, 2009

L’OVNI pédagogique du jour, un site pour s’initier aux paramétrages d’un appareil photo et à ses effets sur l’image résultante:

Et si nous étions des extra-terrestres qui n’avaient que deux doigts?

Filed under: Connaissances — xavier at 6:47 am on Friday, December 19, 2008

Un très bon article en anglais, décrivant une session d’apprentissage de l’arithmétique binaire à des enfants, par la méthode du questionnement:


The Socratic Method

« […] Deux des bienfaits, peut-être collatéraux, de l’utilisation de la méthode socratique sont qu’elle donne aux élèves une chance de ressentir la joie et l’excitation de découvrir une idée (souvent complexe) par eux-mêmes; et elle donne aux enseignants une chance d’apprendre à quel point des élèves peuvent être bien plus inventifs et brillants qu’ils n’ont l’air de l’être quand ils sont essentiellement passifs. »

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