Xavier de Labouret

Une poignée d’octets sur la toile

La valeur de nos erreurs

Filed under: Changement — xavier at 8:19 am on Tuesday, January 31, 2012

J’ai participé ce week-end à un atelier de lecture, dans le but d’apprendre à lire un texte littéraire à plusieurs. Des groupes de trois personnes se sont vues attribuer un texte qu’ils ne connaissaient pas, à charge pour chaque groupe de trouver le meilleur moyen de le lire à trois et de le démontrer par la pratique.

Un exercice très simple à priori, qui a donné des résultats très variés. Par exemple, là où le découpage de certains groupes coulait de source à la lecture, et proposait une progression ou des rebondissements soulignant le sens du texte, il est arrivé par ailleurs qu’il apparaisse comme une construction abstraite, qui, dans le cas le pire, ne permettait plus au spectateur de s’en approprier le sens. Le plus intéressant, c’est que c’est bien le passage à la lecture qui a révélé ces qualités ou ces défauts. “Sur le papier”, un mauvais découpage pouvait sembler pertinent, parce qu’il exprimait une forme de cohérence, même si celle-ci s’avérait inadaptée à la transmission orale.

Un débriefing ultérieur a permis de bien souligner ces apports ou ces défauts. Il a aussi été l’occasion de relever que parfois des erreurs peuvent s’avérer fécondes. Les participants en sont ressortis très satisfaits, souriants… et meilleurs.

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Comme le souligne Peter Bregman, qui en joue lui-même, la vie peut être vue comme une expérience. Elle contient nécessairement son lot d’erreurs. Celles-ci matérialisent parfois le plafond qui marquera la limite de notre progression. Mais en prenant du recul, elles se transforment pour devenir des points de repère sur lequel nous prenons appui pour éviter de tomber plus bas… voire, parfois, pour pouvoir monter encore plus haut. Selon que l’on les ait comprises ou non, nos erreurs auront pour l’avenir une réelle valeur… positive ou négative.

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S’il est un endroit où l’on doit être bien placé pour avoir compris cela, c’est bien chez Apple Inc. Cette société aujourd’hui adulée était à l’agonie à la fin des années 90… à cette époque, tout le monde se moquait bien d’Apple, ainsi que de ceux qui utilisaient leur matériel (”oui mais sérieusement, à quoi ça te sert d’avoir un Mac?”…). Singulier retournement de situation (… “non mais franchement, qui voudrait aujourd’hui d’un Windows Phone?”).

On connaît la suite l’histoire: l’entrée dans le capital de Bill Gates, l’ennemi historique, entre autres pour faire survivre son seul concurrent sérieux mettant fin aux accusations de monopole absolu pesant sur Microsoft. Le retour de Steve Jobs, avec sa vision radicale et ses méthodes sans compromis. Voila pour les personnages emblématiques.

Aujourd’hui, cette société que l’on cite en exemple pour sa réussite propose un programme de formation à ses managers, Apple University, qui revient sur les choix passés de la société. Chose intéressante, elle le fait en mettant particulièrement l’accent sur ses propres erreurs:

Wherever possible the cases shine a light on mishaps, the thinking being that a company has the most to learn from its mistakes

Comme MacRumors, je suis curieux de voir les effets à long terme d’un tel programme.

Don’t regret regret

Filed under: Changement — xavier at 9:20 pm on Sunday, December 11, 2011

Une très belle leçon de Kathryn Schulz sur TED.

C’était si bien…

Filed under: Changement — xavier at 9:01 pm on Monday, October 17, 2011

“Don’t be sad because it’s over. Smile because it happened.” – Dr. Seuss

Gérer les erreurs de ses employés

Filed under: Changement — xavier at 9:48 pm on Wednesday, August 17, 2011

Le défi du marshmallow

Filed under: Changement — xavier at 3:12 am on Thursday, April 21, 2011

Le Marshmallow Challenge est un exercice de conception proposé simultanément à des équipes de 4 personnes. Chaque équipe dispose de 20 spaghetti, 1 yard de scotch, 1 yard de ficelle, et un marshmallow. Le but est de produire, en 18 minutes, la plus haute structure possible, le Marshmallow devant se trouver tout en haut.

Marshmallow Challenge

Les conclusions tirées sont disponibles sur le site du Marshmallow challenge. Ca parle notamment de processus itératif, de formation initiale, de facilitation, et d’intéressement.

Merci à Thomas Parisot (@oncletom) et Boris Schapira (@borisschapira) pour l’information.

Et en fin de recette, une petite pincée d’empathie…

Filed under: Changement — xavier at 7:09 pm on Sunday, March 13, 2011

Deux articles sur HBR abordent le sujet subtil et délicat des erreurs… des autres. Tout d’abord, Nathanael Fast nous explique en quoi il est néfaste de blâmer les autres, et nous donne quelques approches pratiques pour tenter d’arrêter le jeu du blâme. Puis l’excellent Peter Bregman nous explique comment répondre à l’échec d’un collègue ou d’un proche: où l’on voit parfois qu’en voulant aider, on peut pousser dans le mauvais sens…

Vous travaillez dur, mais…

Filed under: Changement — xavier at 4:03 pm on Sunday, February 27, 2011

… travaillez-vous vraiment sur ce qui est dur?

Des gens très intelligents, qui commettent de grandes erreurs

Filed under: Changement, Connaissances — xavier at 9:20 pm on Sunday, February 6, 2011

Founders Block propose une analyse des causes de mortalité des startups, tandis que le Harvard Business Review se demande pourquoi des gens brillants peuvent faire des choses vraiment bêtes.

Des outils et des hommes

Filed under: Changement, Soft — xavier at 7:39 pm on Wednesday, October 6, 2010

Outil et problème

Quand John Seddon, de Vanguard, nous parle d’outils, il prend un ton assez inquiétant:

Lorsque je suis en cours avec des étudiants de Master, j’imprime en eux le besoin de poser à chaque intervenant qui leur enseigne des outils de management les deux questions suivantes:

1. Qui a inventé cet outil?
2. Quel problème essayait-il de résoudre?

Les étudiants sont encouragés à se demander: mon organisation a-t-elle bien ce problème?

Je suis sans cesse héberlué par le peu d’intervenants capables de répondre à ces deux questions. A la manière de commerciaux cherchant à vendre leur outillage, ils se défendent lorsqu’ils sont incapables de répondre aux questions, et partent du principe que leur outil a une application universelle. Ces gens ont produit une armée d’inconscients avec des outils.

John Seddon parle spécifiquement d’outils de management. On peut oser une généralisation aux outils informatiques que nous utilisons au quotidien, dans notre vie personnelle ou professionnelle.

En effet, le développement de l’informatique a permis l’apparition et la généralisation de tous types d’outils, à tous les niveaux de l’entreprise, ainsi que dans notre vie privée. Répondent-ils vraiment à nos besoins?

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Sur les outils informatiques, Tom Tullis, de l’Université de Bentley, nous propose une vision finalement très simple:

Être à la fine pointe des technologies de l’information ne suffit plus. Les entreprises qui auront du succès sont celles qui tiendront compte de l’humain derrière la machine.

Il évoque notamment l’importance d’effectuer des tests pertinents, impliquant les utilisateurs les plus significatifs pour l’outil, et mettant en jeu les actions cruciales.

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Une approche assez séduisante pour obtenir la plus grande valeur des retours utilisateur consiste à analyser la manière dont l’utilisateur se comporte en utilisant l’outil. Elle a été essayée chez Google, et semble très prometteuse.

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Imaginons un monde, dans dix ans, où cette approche aujourd’hui pionnière sera généralisée, chez Google et même ailleurs. Une adoption systématique ne risque-t-elle pas de déboucher sur des excès? Peut-être faudra-t-il alors des gens pour poser les questions fatidiques:


1. Qui a développé cette approche?
2. Quel problème essayait-il de résoudre?…


De l’amélioration et des tripes

Filed under: Changement — xavier at 8:00 pm on Wednesday, September 15, 2010

Michael Schrage, après nous avoir invité à ne pas trop écouter nos tripes, nous interroge sur les mythes de l’auto-amélioration. Et il a bien raison :)

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